Vertiges du violon
Programme
Jean-Sébastien Bach (1685-1750)
Partita pour violon seul BWV 1006
Eugène Ysaÿe (1858-1031)
Sonate n°2 : « Obsession »
Fazil Say (1970)
Cleopatra op. 34
Niccolò Paganini (1782-1840)
Caprice n°13 « Le Rire du diable »
Présentation
Jouer du violon, disent les Italiens, c’est suonare il violino, littéralement faire sonner le violon. Une expression qui dit tout : le violon n’est pas seulement joué, il est mis en vibration, animé, habité. Et qui mieux que Deborah Nemtanu, violon solo super soliste de l’Orchestre de chambre de Paris, pour incarner cet art du son porté à son plus haut degré d’intensité et de maîtrise ?
Conçu comme un concert immersif, au plus près de l’instrument et de celle qui le fait résonner, ce programme invite à une écoute rare : celle d’un violon seul capable de faire entendre un orchestre entier. Polyphonies implicites, lignes multiples, illusion des voix superposées, avec quatre cordes seulement, le violon déploie un monde sonore d’une richesse vertigineuse.
Du jeu savant et lumineux de la Partita de Jean-Sébastien Bach aux vertiges obsessionnels de la Sonate n°2 d’Eugène Ysaÿe, en passant par la fresque narrative et rythmique de Cleopatra de Fazıl Say, jusqu’au rire diabolique du Caprice n°13 de Paganini, ce programme explore toutes les facettes du jeu du violoniste.
Un concert intense et fascinant, où le violon devient tour à tour masque, miroir et terrain de jeu, et où l’art de suonare il violino prend tout son sens.
Photo : Lyodoh Kaneko
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