Classique au large. Frédéric Lodéon vient respirer l’air du large

© Ouest France - Nadine Paris

Frédéric Lodéon, violoncelliste, chef d’orchestre et homme de radio est le parrain du festival Classique au large à Saint-Malo. Il présentera chaque concert.

Entretien avec Frédéric Lodéon, violoncelliste, chef d’orchestre et chroniqueur sur France Musique.

Pourquoi avoir accepté de parrainer Classique au large ?

Marinette, l’une des organisatrices, m’a parlé du festival, d’une manière tellement convaincue et convaincante, en m’affirmant que je pourrais apporter quelque chose, que j’ai accepté. L’appel de la mer a aussi joué. Je viens tous les étés en vacances en Bretagne sud.J’ai reçu les programmes et je me prépare comme un sportif. J’en parle également sur France Musique. Mon rôle est de faire vivre la musique, le monde musical.

D’où vient ce goût de communiquer votre passion ?

J’aime bien les bonnes choses de la vie. J’ai toujours voulu les partager. Comme dans mon enfance. Soliste violoncelliste, j’ai toujours aimé sortir de ma chambre. Et puis j’ai rencontré Jacques Chancel, qui m’a invité à quinze Grands échiquiers, en tant que violoncelliste. Il trouvait que j’avais toujours quelque chose à dire sur la musique, avec un talent d’orateur. Il m’a donné envie de me lancer. D’abord sur France Inter pendant 22 ans, et depuis l’an dernier sur France Musique, pour faire remonter l’audience. Petit, je voulais être écrivain, mais la musique a pris le dessus. Aujourd’hui, je conjugue la musique et le verbe.

Quels seront vos plaisirs durant ce festival ?

Je suis ravi de retrouver de grandes œuvres, comme « L’histoire du soldat » de Stravinsky, plus que connu, joué vendredi à 14 h 30 par l’Ensemble Matheus et dirigé par l’intrépide Jean-Christophe Spinosi. Ou la Symphonie en do mineur de Brahms, interprété samedi soir, par l’Orchestre Colonne, dirigé par mon ami Laurent Petitgirard.Ce festival permet d’aller aussi chercher des choses moins connues. Si « Haïm à la lumière d’un violon », jeudi soir, offre un éventail des musiques les plus touchantes écrites pour le violon, je suis curieux de découvrir la mise en scène de ce spectacle musical et théâtral. Comme plein d’autres choses.

Pensez-vous que les Français écoutent davantage de musique classique ?

Je ne sais pas, mais en tout cas, il existe moins d’à priori. Elle a moins l’image d’une musique réservée à une élite ou des personnes âgées. Elle est aujourd’hui présentée de manière plus attractive et la publicité l’a rendue plus familière.Ensuite chacun a sa méthode pour mettre en appétit l’auditoire. Je raconte les grands et les petits côtés d’une œuvre, les bonheurs, les malheurs des compositeurs. Comme nous pouvons en vivre. Sauf que de ce fonds commun, ils ont tiré des choses extraordinaires.

Du jeudi 30 avril au dimanche 3 mai, Classique au large. Tarifs des concerts : 25 € (15 € réduit), grands concerts (vendredi soir et samedi soir); 20 € (12 € réduit), concerts d’orchestres; 10 € (7€ réduit), musique de chambre. Gratuit pour les moins de 12 ans. Programme complet sur www.classiqueaularge.fr